jeudi 7 juillet 2011

RoboCar MEV: premier véhicule automatisé commercialisé

Après plusieurs années de travaux sur cette voiture électrique capable de se déplacer sans chauffeur, l'entreprise japonaise ZMP présentait en 2009 un modèle réduit, puis en 2010 un premier prototype. Dorénavant, la voiture est totalement finalisée et est commercialisée au japon sous le nom de RoboCar MEV.



RoboCar MEV: une petite voiture électrique capable de se déplacer sans chauffeur
Illustration: extrait de la video de présentation

Cette voiture est de taille modeste car elle ne peut embarquer qu'une seule personne et ne mesure que 1,3 mètre de large. Elle pèse 350 kilogrammes et peut rouler jusqu'à 60 km/h grâce à ses deux moteurs électriques de 0,29 KW.

La RoboCar MEV est commercialisée en trois versions. Le premier modèle, la RoboCar A, commercialisé 2,88 millions de yens (26.000 euros), permet d'ajuster la puissance du moteur en fonction de l'utilisation du véhicule. Le second, la RoboCar B, vendu 4,88 millions de yens (44.000 euros), est capable d'éviter les obstacles et de prendre seul les virages. Le dernier modèle, la Robocar C, vaut 6,88 millions de yens (62.000 euros) et dispose d'un système totalement autonome truffé de technologies.

Voici quelques détails techniques de la version la plus aboutie de ce véhicule. Tout d'abord, deux caméras CCD se situent à l'avant de la voiture et transmettent à l'ordinateur de bord une vision en relief de ce qu'elles voient. Un système inertiel (IMU: Inertial Measurement Unit) mesure les accélérations, et huit capteurs infrarouges ainsi que des détecteurs de proximité (système optique à laser) analysent les obstacles rencontrés. L'ensemble permet ainsi de situer la position de la voiture au centimètre près.

Au vu de sa taille et de sa puissance, l'intérêt majeur ne réside pas sur l'intérêt du véhicule lui-même, mais plutot sur les technologies qu'il embarque, et surtout sur le fait que ce soit le premier modèle autonome commercialisé. Une vidéo de présentation est disponible ici. L'avenir de l'automobile est très axé sur le pilotage sans conducteur. Retrouvez nos précédents articles sur les autres projets similaires: le Darpa Challenge , La voiture autonome de Google , ou encore le convoi de Vislab  et de Volvo

Auteur de l'article: Cédric DEPOND

Inauguration d'une station d'échange de batteries électriques

Le marché des véhicules électriques peine à s'imposer du fait de leur prix, mais également en raison de l'autonomie insuffisante de leurs batteries.

Le groupe Better Place tente de répondre aux attentes des automobilistes: au mois de mars, le groupe a ouvert un centre à Hellerup (Danemark) permettant de recharger la batterie de son véhicule. Suite à cette ouverture et en préparation à la commercialisation de la Renault Fluence Z.E. à batterie échangeable, prévue pour cette fin d'année au Danemark, le groupe a inauguré le 28 juin à Gladsaxe sa première station d'échange de batteries en Europe.

Pour changer sa batterie dans une station d'échange, le conducteur reste assis au volant de sa voiture, et passe une carte magnétique sur une borne qui identifie la voiture et l'abonnement associé. Le changement de batterie est ensuite totalement automatisé: un bras robotisé retire la batterie déchargée et la remplace par une batterie chargée. Suite à ces quelques minutes d'intervention, l'automobiliste dispose à nouveau d'une batterie avec une autonomie de 185 km.

Dans les neuf prochains mois, une vingtaine de stations seront ainsi installées au Danemark. Ce déploiement marque le départ de la construction d'une infrastructure nationale visant à échanger simplement les batteries de son véhicule électrique. Cette infrastructure sera lancée en partenariat avec près de 50 municipalités danoises et avec DONC Energy, qui se servira de la production d'éoliennes pour alimenter les centres, et sera destinée aux Renault Fluence Z.E. Outre les stations d'échange de batteries qui seront déployées, 800 bornes de recharge seront installées dans l'espace public, et les conducteurs d'une Renault Fluence Z.E. disposeront également à domicile d'une borne de recharge personnelle.

Concernant le coût pour l'utilisateur: la Fluence Z.E. "Prime Time" sera commercialisée 205 000 DKK (27496€), et les forfaits proposés par Better Place seront à prix fixes en fonction du kilométrage parcouru: pour les automobilistes effectuant plus de 40 000 kilomètres par an, un forfait à kilométrage illimité sera proposé pour 2 995 DKK (399€) par mois. Pour les conducteurs parcourant moins de 20 000 kilomètres par an, l'offre pourra varier de 1495 DKK (199€) à 1895 DKK (249€) par mois.

Auteur de l'article: Cédric DEPOND

 

Volkswagen présente sa fonction de pilotage semi-automatique

C'est lors de la présentation du projet européen HAVEIt (Highly Automated Vehicles for Intelligent Transport) en Suède que Volkswagen a présenté une fonction de "pilotage automatique temporaire" (ou TAP: temporary auto pilot).

Le système présenté est bien différent du projet Sartre de Volvo (voir notre article ici), qui fonctionne en convois de véhicules suivant une voiture de tête. Ici, Volswagen propose une autonomie plus complète qui associe un régulateur de vitesse adaptif avec un radar anticollision. Bardé de lidars (scanners lasers), de caméras, de capteurs à ultrasons, le système analyse continuellement l'environnement afin d'adapter la conduite. En actionnant le mode semi-automatique (appellé "Pilot Mode"), le conducteur peut lacher le volant: c'est le véhicule qui prend la main jusqu'à 130 km/h sur autoroute.


La fonction de pilotage automatique temporaire de Volkswagen
Illustration: Volkswagen

Le dispositif sait évoluer à la vitesse demandée par le conducteur, mais également maintenir une distance de sécurité par rapport au véhicule qui le précède, réduire la vitesse avant un virage, respecter le marquage au sol et s'adapter aux limitations de vitesse. Il sait enfin faire les manoeuvres d'arrêt et de redémarrage dans le trafic.

Si le conducteur n'a plus besoin de garder les mains sur le volant, il conserve tout de même le contrôle de sa voiture et doit rester concentré dans sa surveillance pour intervenir en cas d'incident.

Volkswagen n'a pas communiqué de date de commercialisation, mais ce système pourrait être introduit en série d'ici cinq ans. Les voitures automatiques sont décidément en voie de progression, et ce aux quatres coins du monde: citons Google qui a déjà expérimenté sa solution , ou encore le premier véhicule totalement automatisé commercialisé au japon

sources:techno-science.net

Grêle virtuelle pour simuler l'impact sur les avions



La grêle peut endommager des pièces névralgiques d'un avion, au point de compromettre la manoeuvrabilité de l'appareil et la sécurité des passagers.
Photo: yyc_guy
Des chercheurs de génie mécanique mettent au point un modèle numérique qui décrit les effets de la grêle sur les composantes d'un avion.

La grêle peut causer des dommages importants à des pièces névralgiques d'un avion, au point de compromettre la manoeuvrabilité de l'appareil et la sécurité des passagers. Pour cette raison, il faut pouvoir prédire comment les nouvelles composantes d'avion développées par les concepteurs aéronautiques répondront à une tempête de grêlons. "C'est particulièrement important pour les nouvelles pièces faites en matériau composite", signale Augustin Gakwaya, professeur au Département de génie mécanique et directeur du programme de 2e cycle en génie aérospatial. Les concepteurs font de plus en plus appel à ces matériaux légers qui réduisent le poids de l'avion et les coûts en carburant. Par contre, leur résistance n'est pas toujours équivalente à celle des matériaux courants.

Marie-Anne Lavoie, Augustin Gakwaya et leur collègue Manouchehr Nejad Ensan, du Conseil national de recherches du Canada, viennent de publier, dans Mechanics Research Communications, la première partie d'un modèle numérique qu'ils ont mis au point pour prédire l'effet de la grêle sur les composantes des avions. Ceux qui croient qu'on étudie ce genre de problèmes en lançant un avion équipé d'instruments scientifiques sophistiqués dans un nuage de grêle seront déçus. "La première étape du modèle consiste à décrire la pression générée par un grêlon lorsqu'il frappe une surface", explique le professeur Gakwaya.

Les chercheurs ont élaboré un modèle numérique qui décrit l'effet de la grêle sur un avion en faisant appel à des outils mathématiques. Une méthode hydrodynamique d'écoulement des fluides sert à simuler l'impact du grêlon et le calcul par éléments finis reproduit la réaction de la composante de l'avion. Pour déterminer si la pression du grêlon prédite par leur modèle colle à la réalité, ils ont produit, en laboratoire, un grêlon type de 35 grammes en compactant de la neige dans un moule jusqu'à l'obtention d'une densité correspondant à celle de la grêle "naturelle". Puis, à l'aide d'un canon, ils ont projeté ces grêlons à une vitesse de 45 m/s contre une surface d'aluminium recouverte d'une pellicule sensible à la pression. Les microbulles de cette pellicule explosent à une pression donnée, libérant du coup le colorant qu'elles contiennent. La densité de la coloration après le passage du grêlon indique la pression maximale générée. Les résultats obtenus lors de ces tests s'apparentent à ceux prédits à l'aide du modèle numérique, confirmant ainsi que les chercheurs sont sur la bonne voie.

"Il y a encore des aspects à améliorer dans notre modèle, mais nous croyons qu'éventuellement il pourra être utilisé pour améliorer le design et tester le comportement des composantes d'avion", ajoute le professeur Gakwaya. Soulignons en terminant que son équipe effectue des travaux similaires sur un autre danger qui menace les avions: les collisions avec les oiseaux.

sources:techno-science.net

Le premier aéroport d'Europe qualifié EGNOS accueille le Beluga



L'avion cargo Beluga.
Credits: NASA/Jim Grossmann.
L'aéroport de Pau Pyrénées, dans le sud-ouest de la France, est devenu le premier aéroport en Europe à utiliser le nouveau service à information garantie ("safety of life") d'EGNOS, qui permet de guider l'approche des avions pour l'atterrissage en utilisant uniquement le signal de navigation de haute précision par satellites.

L'aéroport de Clermont-Ferrand, au coeur du Massif Central doit également commencer à utiliser EGNOS - principalement pour l'aviation d'affaires - tandis que celui de Marseille devrait les rejoindre. Celui-ci est utilisé par Eurocopter pour la certification de ses hélicoptères.

L'introduction d'EGNOS sur l'aéroport parisien du Bourget est également prévue avant l'ouverture du Salon aéronautique et spatial en juin. Le système EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay System) utilise conjointement des satellites géostationnaires avec un réseau de stations au sol pour augmenter la précision et l'intégrité du signal GPS à travers l'Europe.


EGNOS accroît la précision du GPS sur l'Europe. Credits: ESA
Le 2 mars, le service à information garantie d'Egnos a été officiellement mis à disposition pour la tâche critique du guidage vertical des avions pendant les phases finales d'atterrissage. Cela représente le point culminant de 15 ans de travail par l'ESA, la Commission européenne, EOIG.(EGNOS Operator and Infrastructure Group) - un consortium regroupant sept fournisseurs de services de navigation aérienne européens - et Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Eurocontrol travaille aujourd'hui avec les fournisseurs européens de services de navigation aérienne, les utilisateurs de l'espace aérien et les agences nationales de l'aviation civile pour promouvoir l'utilisation d'EGNOS. La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) en France est un de leurs partenaires les plus actifs.


Un cockpit d'avion équipé pour EGNOS. Credits: Eurocontrol
"Avant qu'un avion proprement équipé puisse effectuer des approches basées sur EGNOS sur une piste quelconque, une procédure d'approche dédiée doit être publiée," explique Benoît Roturier de la DGAC. "Notre but est de publier autant de procédures que possible. A l'horizon 2020, les quelque 100 aéroports de France devraient être qualifiés pour EGNOS". "Du point de vue de la stratégie de navigation, nous voyons de nombreux bénéfices, notamment pour améliorer la sécurité des pistes les plus courtes, où aucun système de guidage en approche verticale n'est disponible." "Par exemple, grâce aux approches basées sur EGNOS certains accidents graves pourraient être évités, comme le crash d'un Airbus A320 près de Strasbourg en 1992." "EGNOS fournit un guidage vertical fiable partout, sans nécessiter l'installation d'aucune infrastructure locale au sol."

Aujourd'hui, la France est l'un des Etats européens dont les pistes sont les mieux équipées en ILS (Système d'atterrissage aux instruments), mais avec le temps, l'objectif serait de rationaliser le déploiement de ce coûteux équipement, en remplaçant graduellement l'ILS par des procédures basées sur EGNOS et offrant un niveau de performances similaire.


Un Falcon 900 de Dassault atterrit à Pau en utilisant EGNOS.
Credits: DGAC
La France prévoit d'équiper en premier les aéroports régionaux et les petits compagnies aériennes pour l'aviation d'affaires - une stratégie de développement qui a déjà été menée avec succès aux Etats-Unis pour le système WAAS (Wide Area Augmentation System), équivalent américain d'EGNOS. "Les pilotes ne nécessitent pas beaucoup de formation complémentaire, car EGNOS travaille d'une manière très semblable à l'ILS actuel," ajoute Benoît Roturier.

Les avions Beluga, utilisés pour le transport de tronçons d'appareils Airbus entre les différents sites industriels à travers l'Europe seront les premiers gros appareils équipés pour EGNOS, avec leurs premiers vols de certification prévus pour ce printemps. "Airbus Transport s'est intéressé à cette technologie car ses avions doivent régulièrement se poser sur des pistes courtes qui ne sont pas toujours équipées d'ILS et ils utilisent l'aéroport de Pau pour s'entraîner," explique Benoît Roturier.

Au travers de son programme "Pionniers EGNOS", Eurocontrol a aidé à équiper les Belugas et à développer la première procédure, en soutenant un consortium mené par EGIS-AVIA, une compagnie spécialisée dans le transport aérien. "La maison-mère Airbus envisage elle aussi d'équiper ses nouveaux longs-courriers A350 avec EGNOS. La prochaine phase sur le plan de l'avionique, en vue d'étendre le nombre des utilisateurs d'EGNOS, sera de préparer la mise à niveau des appareils existants.

sources: techno-science.net

Protocole de coopération UE/OACI

La Commission signe un protocole de coopération avec l'Organisation de l'aviation civile internationale. Le vice-président de la Commission européenne, Siim Kallas, et le ministre hongrois délégué aux infrastructures, Pál Völner, ont signé le 4 mai 2011 un protocole de coopération. Celui-ci établit un cadre pour le renforcement de la coopération avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et servira de base à la création de liens plus étroits entre l'UE et l'OACI.

Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne chargé des transports, a déclaré: "Ce protocole de coopération présentera des avantages pour toutes les parties concernées. Ainsi, l'OACI bénéficiera de ressources accrues et d'une plus grande expertise tandis que l'Europe tirera profit de l'expérience de l'OACI et pourra renforcer sa position sur la scène mondiale."

Le protocole permettra à l'Europe de contribuer aux travaux préparatoires à l'élaboration de politiques et de normes au sein de l'OACI dans les domaines de la sécurité, de la sûreté, de l'environnement et de la gestion du trafic aérien; il lui permettra également de mieux utiliser les moyens engagés en partageant les informations et en coordonnant les efforts déployés.

Dans un premier temps, les activités menées dans ce cadre seront axées sur la sécurité; d'autres domaines d'intérêt seront ensuite couverts, tels que la sûreté, l'environnement et la gestion du trafic aérien.

En ce qui concerne la sûreté, une implication européenne plus marquée dans les phases préparatoires facilitera l'adoption de décisions adaptées aux besoins de toutes les régions de l'OACI.

Le protocole contribuera également au développement de SESAR, programme européen de modernisation du contrôle du trafic aérien qui vise à mettre au point un système européen de nouvelle génération pour la gestion du trafic aérien, capable d'assurer la sécurité et la fluidité du transport aérien dans le monde ces 30 prochaines années. Des normes techniques mondiales devront toutefois être définies pour garantir la véritable interopérabilité des futurs systèmes. La dernière résolution de l'assemblée générale de l'OACI sur l'aviation internationale et les changements climatiques a établi un vaste programme pour la poursuite des travaux. Le protocole signé aujourd'hui permettra à l'Europe d'y contribuer plus efficacement.

Le secrétaire général de l'OACI, Raymond Benjamin, était également présent à la cérémonie de signature le 4 mai 2011. Le président de l'OACI, Roberto Kobeh, a signé le protocole le 28 avril.

sources: techno-science.net

Vol AF447: les boites noires de l'Airbus A330 remontées

C'est une grande nouvelle dans le cadre de l'enquête sur le crash du vol AF447: les deux boites noires ont été retrouvées et remontées à la surface. Cette découverte fait suite à celle des débris de l'épave survenue le mois dernier.

L'enregistreur de données était détaché de son socle et avait fait craindre de grandes difficultés pour le retrouver. Finalement, le bloc de données a été retrouvé en très bon état un peu plus loin, et fut le premier à être remonté. L'enregistreur sonore, localisé rapidement après, a été lui aussi remonté.

Qu'attendre de ces enregistreurs ?

Si certains restent encore très prudents quant à la possibilité de récupérer correctement les informations des boites noires, il y a de bonnes chances pour qu'elles soient complètement fonctionnelles.

L'enregistreur de paramètre contient les éléments suivants:
- positionnement et trajectoire de l'avion
- actions effectuées sur les commandes
- certaines conditions atmosphériques telles que captées par l'avion
- certains problèmes techniques


L'enregistreur de paramètres, Flight Data Recorder (FDR), a été remonté à bord du navire Ile de Sein par le robot Remora 6000 le 1er mai 2011 - Illustration: BEA.

L'enregistreur sonore du cockpit va permettre de connaître:
- les conversations des pilotes dans le cockpit (procédures utilisées, ressenti sur la situation)
- les différentes alertes sonores qui se sont déclenchées
- le bruit d'actionnement de certaines commandes (certains cliquetis sont en effet caractéristiques)


L'enregistreur phonique, Cockpit Voice Recorder (CVR), a été localisé et identifié par l'équipe d'enquête le lundi 2 mai 2011. Il a été remonté par le robot Remora 6000 à bord du navire Ile de Sein à 2h40 UTC le 3 mai 2011 - Illustration: BEA.


Mise sous scellés de l'enregistreur de vol - Illustration: BEA

Ces enregistreurs permettent donc de connaitre le parcours de l'avion ainsi que la réaction des pilotes face aux situations rencontrées. Cependant, une partie des causes même du crash peuvent échapper aux enregistreurs.

Par exemple, si les boites noires déterminent qu'il y a un problème avec un moteur elles ne révèleront pas forcément quel élément du moteur a posé problème, et déterminer quels sont les dégâts dus à l'impact avec l'eau de ce qui peut être antérieur à cet impact. Ceux-ci ne sont que des exemples, il en est de même pour de nombreuses défaillances.

Le boites noires vont très certainement révéler énormément de choses mais ne seront pas forcément les seuls éléments à analyser.

Des enregistrements très attendus

Que ce soit Airbus dont il s'agissait du tout premier crash d'A330 en service commercial, ou Air France, et encore plus les familles de victimes, le décryptage de ces boites est plus qu'attendu. Elles permettront de donner l'enchainement des évènements et ainsi de mettre fin à une phase où seules des hypothèses plus ou moins réalistes étaient émises. Des enseignements seront certainement pris et permettront sans doute d'améliorer un peu plus la sécurité aérienne.

Note:

La DGGN a déclaré ce jeudi dans un communiqué que le premier corps d'une des victimes du vol AF447 a pu être remonté à bord du bateau de recherche, l'Ile de Sein. Cependant les tentatives de relevage sont effectuées dans des conditions particulièrement complexes et jusque là inédites, la remontée d'autres corps de passagers pourrait s'avérer très compliquée.


sources: techno-science.net