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jeudi 7 juillet 2011

Un tunnel solaire pour alimenter les gares et trains

Lundi matin près d'Anvers (Belgique), un premier train a roulé sur plusieurs kilomètres alimenté à l'énergie solaire. Cette source d'énergie est captée via une multitude de panneaux photovoltaïques installés sur le toit d'un tunnel.

Le tunnel ferroviaire (rebaptisé "tunnel du soleil"), qui se trouve sur la ligne à haute vitesse Paris-Amsterdam, compte pas moins de 16 000 panneaux solaires sur toute sa longueur soit 3,4 kilomètres. Cette surface de 50 000 m² de panneaux, capable de produire 3 300 MWh, pourrait éviter le rejet de plus de 47 millions de kilos de dioxyde de carbone sur une vingtaine d'années, soit 2 400 tonnes chaque année.

L'énergie solaire de ce tunnel permet l'alimentation partielle des infrastructures (fonctionnement des panneaux de signalisation et éclairage de la gare d'Anvers) et de la circulation des Thalys et autres trains conventionnels sur cette ligne.

Ce projet, lancé par la société nationale des chemins de fer belges (SNCB), a coûté 15,6 millions d'euros. Une vidéo de présentation est accessible ici. Il s'agit d'une première en Europe. En France, la SNCF teste depuis l'année dernière en Poitou-Charentes un TER équipé de panneaux solaires servant à alimenter l'éclairage des rames et la climatisation à bord du train, mais n'aide pas à la circulation de celui-ci.

Auteur de l'article: cédric DEPOND

RoboCar MEV: premier véhicule automatisé commercialisé

Après plusieurs années de travaux sur cette voiture électrique capable de se déplacer sans chauffeur, l'entreprise japonaise ZMP présentait en 2009 un modèle réduit, puis en 2010 un premier prototype. Dorénavant, la voiture est totalement finalisée et est commercialisée au japon sous le nom de RoboCar MEV.



RoboCar MEV: une petite voiture électrique capable de se déplacer sans chauffeur
Illustration: extrait de la video de présentation

Cette voiture est de taille modeste car elle ne peut embarquer qu'une seule personne et ne mesure que 1,3 mètre de large. Elle pèse 350 kilogrammes et peut rouler jusqu'à 60 km/h grâce à ses deux moteurs électriques de 0,29 KW.

La RoboCar MEV est commercialisée en trois versions. Le premier modèle, la RoboCar A, commercialisé 2,88 millions de yens (26.000 euros), permet d'ajuster la puissance du moteur en fonction de l'utilisation du véhicule. Le second, la RoboCar B, vendu 4,88 millions de yens (44.000 euros), est capable d'éviter les obstacles et de prendre seul les virages. Le dernier modèle, la Robocar C, vaut 6,88 millions de yens (62.000 euros) et dispose d'un système totalement autonome truffé de technologies.

Voici quelques détails techniques de la version la plus aboutie de ce véhicule. Tout d'abord, deux caméras CCD se situent à l'avant de la voiture et transmettent à l'ordinateur de bord une vision en relief de ce qu'elles voient. Un système inertiel (IMU: Inertial Measurement Unit) mesure les accélérations, et huit capteurs infrarouges ainsi que des détecteurs de proximité (système optique à laser) analysent les obstacles rencontrés. L'ensemble permet ainsi de situer la position de la voiture au centimètre près.

Au vu de sa taille et de sa puissance, l'intérêt majeur ne réside pas sur l'intérêt du véhicule lui-même, mais plutot sur les technologies qu'il embarque, et surtout sur le fait que ce soit le premier modèle autonome commercialisé. Une vidéo de présentation est disponible ici. L'avenir de l'automobile est très axé sur le pilotage sans conducteur. Retrouvez nos précédents articles sur les autres projets similaires: le Darpa Challenge , La voiture autonome de Google , ou encore le convoi de Vislab  et de Volvo

Auteur de l'article: Cédric DEPOND

Inauguration d'une station d'échange de batteries électriques

Le marché des véhicules électriques peine à s'imposer du fait de leur prix, mais également en raison de l'autonomie insuffisante de leurs batteries.

Le groupe Better Place tente de répondre aux attentes des automobilistes: au mois de mars, le groupe a ouvert un centre à Hellerup (Danemark) permettant de recharger la batterie de son véhicule. Suite à cette ouverture et en préparation à la commercialisation de la Renault Fluence Z.E. à batterie échangeable, prévue pour cette fin d'année au Danemark, le groupe a inauguré le 28 juin à Gladsaxe sa première station d'échange de batteries en Europe.

Pour changer sa batterie dans une station d'échange, le conducteur reste assis au volant de sa voiture, et passe une carte magnétique sur une borne qui identifie la voiture et l'abonnement associé. Le changement de batterie est ensuite totalement automatisé: un bras robotisé retire la batterie déchargée et la remplace par une batterie chargée. Suite à ces quelques minutes d'intervention, l'automobiliste dispose à nouveau d'une batterie avec une autonomie de 185 km.

Dans les neuf prochains mois, une vingtaine de stations seront ainsi installées au Danemark. Ce déploiement marque le départ de la construction d'une infrastructure nationale visant à échanger simplement les batteries de son véhicule électrique. Cette infrastructure sera lancée en partenariat avec près de 50 municipalités danoises et avec DONC Energy, qui se servira de la production d'éoliennes pour alimenter les centres, et sera destinée aux Renault Fluence Z.E. Outre les stations d'échange de batteries qui seront déployées, 800 bornes de recharge seront installées dans l'espace public, et les conducteurs d'une Renault Fluence Z.E. disposeront également à domicile d'une borne de recharge personnelle.

Concernant le coût pour l'utilisateur: la Fluence Z.E. "Prime Time" sera commercialisée 205 000 DKK (27496€), et les forfaits proposés par Better Place seront à prix fixes en fonction du kilométrage parcouru: pour les automobilistes effectuant plus de 40 000 kilomètres par an, un forfait à kilométrage illimité sera proposé pour 2 995 DKK (399€) par mois. Pour les conducteurs parcourant moins de 20 000 kilomètres par an, l'offre pourra varier de 1495 DKK (199€) à 1895 DKK (249€) par mois.

Auteur de l'article: Cédric DEPOND

 

Volkswagen présente sa fonction de pilotage semi-automatique

C'est lors de la présentation du projet européen HAVEIt (Highly Automated Vehicles for Intelligent Transport) en Suède que Volkswagen a présenté une fonction de "pilotage automatique temporaire" (ou TAP: temporary auto pilot).

Le système présenté est bien différent du projet Sartre de Volvo (voir notre article ici), qui fonctionne en convois de véhicules suivant une voiture de tête. Ici, Volswagen propose une autonomie plus complète qui associe un régulateur de vitesse adaptif avec un radar anticollision. Bardé de lidars (scanners lasers), de caméras, de capteurs à ultrasons, le système analyse continuellement l'environnement afin d'adapter la conduite. En actionnant le mode semi-automatique (appellé "Pilot Mode"), le conducteur peut lacher le volant: c'est le véhicule qui prend la main jusqu'à 130 km/h sur autoroute.


La fonction de pilotage automatique temporaire de Volkswagen
Illustration: Volkswagen

Le dispositif sait évoluer à la vitesse demandée par le conducteur, mais également maintenir une distance de sécurité par rapport au véhicule qui le précède, réduire la vitesse avant un virage, respecter le marquage au sol et s'adapter aux limitations de vitesse. Il sait enfin faire les manoeuvres d'arrêt et de redémarrage dans le trafic.

Si le conducteur n'a plus besoin de garder les mains sur le volant, il conserve tout de même le contrôle de sa voiture et doit rester concentré dans sa surveillance pour intervenir en cas d'incident.

Volkswagen n'a pas communiqué de date de commercialisation, mais ce système pourrait être introduit en série d'ici cinq ans. Les voitures automatiques sont décidément en voie de progression, et ce aux quatres coins du monde: citons Google qui a déjà expérimenté sa solution , ou encore le premier véhicule totalement automatisé commercialisé au japon

sources:techno-science.net