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vendredi 8 juillet 2011

Fukushima : des associations réclament l'évacuation des enfants

La centrale nucléaire accidentée de Fukushima après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier
Dans les sols de la ville de Fukushima, à soixante kilomètres de la centrale nucléaire accidentée depuis mars dernier, des niveaux de radioactivité parfois quatre fois supérieurs à la limite légale ont été mesurés. C'est ce que révèlent plusieurs associations de résidents qui réclament l'évacuation de tous les enfants et les femmes enceintes de la ville.
Plusieurs associations de résidents de Fukushima ont fait analyser les sols de la ville de 300.000 habitants située à une soixantaine de kilomètres seulement de la centrale nucléaire gravement touchée par le tsunami du 11 mars dernier. Or comme le rapporte le site du Monde, l'une des mesures a révélé un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme. Un niveau plus de quatre fois supérieur à la limite légale de 10.000 becquerels appliquée au Japon. Comme le souligne le regroupement d'associations qui a demandé cette étude, ce taux est supérieur au seuil fixé après la catastrophe de Tchernobyl pour l'évacuation des populations.
Trois autres analyses du sol de Fukushima ont fait état de taux compris entre 16.290 et 19.220 becquerels par kilogramme. "La contamination des sols s'étend dans la ville", alerte le chercheur qui a réalisé les analyses, Tomoya Yamauchi, un professeur de l'université de Kobé spécialiste des radiations. "Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives", prévient-il avant de réclamer l'évacuation des enfants et des femmes enceintes "au plus vite".
Après l'accident engendré par le violent séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon, 160.000 personnes vivant à proximité de la centrale ont quitté leurs maisons. Mais près la moitié est depuis revenue. Les familles qui vivaient dans un rayon de 20 kilomètres autour du site ont pour la grande majorité préféré ne pas retourner chez elles.

sources:maxisciences.com

Le web participe aussi aux émissions de CO2

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L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) a rendu publique les résultats de son étude sur les conséquences sur l’environnement de l'utilisation de l'outil informatique et plus particulièrement de l'Internet.
Ce sont des résultats plutôt alarmants dont a fait part l'ADEME. Jeudi, celle-ci a en effet communiqué les conclusions de son étude sur la part de l'outil informatique dans les émissions de CO2. C'est pour faire suite à un rapport de 2008 réalisé par l'Agence d'évaluation environnementale BIO Intelligence que l'ADEME a décidé de se pencher sur la question de l'impact environnemental des ordinateurs et d'Internet. En effet, le rapport a révélé que près de 2% des émissions européennes de gaz à effet de serre proviennent des technologies de l'information et de la communication (TIC). Un chiffre qui doublera d'ici 2020 si rien n'est changé.
Dans son étude, l'ADEME s'est ainsi intéressée aux émissions de CO2 de cette technologie, mais aussi au cycle de vie de trois symboles des TIC : les courriels, le surf sur le web et l'utilisation de support de transmission de documents tels que les clés USB. Au final, l'étude a duré 18 mois et a mis en évidence des points alarmants. Elle révèle par exemple qu'un particulier et sa petite imprimante n'ont pas vraiment d'impact en comparaison, des nombreux emails envoyés dans le cadre professionnel qui génèrent chaque année des émissions de gaz à effet de serre atteignant, pour une entreprise de 100 personnes, 13,6 tonnes d'équivalent CO2  — soit environ 13 allers-retours Paris-New York — ou encore 136 kilogrammes équivalent CO2 par salarié, comme le rapporte Le Monde.
En ce qui concerne le surf sur le web, le fait de consulter 5 pages pendant à peine une minute chacune avant de trouver l'information donne lieu à l'émission de 10 grammes d'équivalent CO2. Pour la clé USB, l'étude a pris en compte à la fois son utilisation et sa production, laquelle nécessite beaucoup d'énergie, d'eau et de métaux rares. Ainsi, dans le cas de la transmission d'un fichier à 1.000 personnes, les émissions atteignent celles provoquées par un trajet de 80 kilomètres en voiture.
Adopter des réflexes simples
Face à ce bilan négatif, l'ADEME a donc donné quelques conseils pour limiter les émissions de l'utilisation informatique. Ainsi, elle propose par exemple, de mieux cibler les recherches avec un mot clé précis ce qui permettrait un gain en émissions de CO2 par internaute d'un ordre comparable à celles de 40 kilomètres parcourus en voiture. Par ailleurs, à en croire l'ADEME le stockage des mails et des pièces jointes sur un serveur est aussi un enjeu important. En effet, plus le courriel est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique serait fort. Trier régulièrement ses mails permettraient ainsi de limiter les émissions. Enfin, l'étude dénonce également l'impression des emails comme l'un des postes majeurs responsable de l'impact environnemental de l'informatique. Comme relaye le Monde, réduire de 10 % le taux d’impression permettrait alors d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise.

sources: maxisciences.com