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jeudi 7 juillet 2011

L'obésité masculine nuit à la fertilité

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Selon une étude présentée lundi à Stockholm et menée sur près de 2.000 Français, l'obésité serait nuisible à la qualité du sperme et aurait un impact sur la fertilité.
Alors que l'obésité est devenu un réel problème de santé publique, des chercheurs français se sont intéressés aux conséquences du surpoids sur la qualité du sperme. Présentée hier à l'European Society of Human Reproduction (ESHRE), l'étude a été conduite sur près de 2.000 hommes français âgés de 24 à 48 ans et révèle un impact inquiétant de l'obésité sur la fertilité masculine.
Au cours des recherches, plusieurs paramètres ont été étudiés, notamment le pH et le volume du sperme mais aussi la concentration en millilitres du nombre de spermatozoïdes. Les chercheurs se sont alors aperçus que dès que l'Indice de Masse Corporelle (IMC) est supérieur à 30, soit le seuil de l'obésité, les phénomènes observés s'aggravent : les spermatozoïdes sont moins rapides et moins nombreux. "Le surpoids entraîne une modification des paramètres du sperme, du fait probablement de désordres hormonaux, avec des déficits en nombre, en mobilité et en vitalité, ce qui entraîne des pertes de possibilité de conception", a précisé le Dr Cohen-Bacrie à l'AFP.
Moins de gamètes chez les obèses
Selon les résultats de l'étude, la diminution des gamètes serait même proportionnelle à l'importance du surpoids : le compte total de spermatozoïdes, d'environ 190 millions par millilitre chez les gens de poids normal, baisse à environ 160/185 chez ceux en surpoids, et à 135/155 chez les obèses. Ce n'est pas la première fois que les scientifiques établissent un tel lien entre obésité et fertilité. Le fait que le surpoids pouvait entraîner des troubles de l'ovulation pour la femme était ainsi déjà avéré. Le Dr Cohen-Bacrie, qui a dirigé cette étude précise alors que lorsqu'un "couple cherche à concevoir, il faut aussi regarder le poids de l'homme, une donnée importante".
Par ailleurs, l'étude a aussi démontré que la maigreur entravait la fertilité. Agir sur le poids serait donc une action simple qui pourrait permettre de concevoir naturellement et d'éviter la procréation médicalement assistée.

sources:maxisciences.com

Des médicaments à risque pour les seniors

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Selon une récente étude anglo-américaine, la mortalité des personnes âgées augmenterait en cas de consommation prolongée et importante de certains médicaments. Les recherches ont été menées durant deux ans sur 13.000 sujets âgés de plus de 65 ans.
C'est une découverte inquiétante que révèle aujourd'hui le journal Le Figaro. Publiés dans le Journal of the American Geriatrics Society, une étude conduite sur deux ans indique que 20% des personnes âgées ayant consommé plusieurs médicaments à effet anticholinergique sont décédées durant la période d'observation, contre seulement 7% des patients qui ne prenaient aucun médicament.
Les agents anticholinergiques sont des substances qui agissent au niveau du système nerveux en réduisant les effets de l'acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire, l'activité musculaire ou encore les fonctions végétatives. Une consommation régulière et prolongée, voire simultanée de ces médicaments entrainerait alors un déclin cognitif incluant des troubles de l'équilibre, de la vision, de la mémoire, une faiblesse musculaire ou encore un discours incohérent. Selon l'étude, les molécules anticholinergiques favoriseraient ainsi le taux de chutes des personnes âgées, entrainant une progression de la mortalité.
Aujourd'hui, le Figaro a publié une liste des médicaments en question. En tout, on en dénombre pas moins de 70 identifiés comme étant à l'origine d’altération des facultés cognitives chez les seniors. Parmi eux, se trouvent des antidépresseurs (Elavil, Laroxyl, Tofranil), des tranquillisants (Largactil, Terfluzine), des antitussifs (Broncalene, Broncorinol), des antihypertenseurs (Atenolol), des diurétiques (Aldalix, Furosemide), des antiasthmatiques (Asmabec, Beclojet), des antiépileptiques (Tegretol) mais aussi des molécules prescrites dans le traitement du glaucome (Azarga, Combigan, Cosopt) ou pour les incontinences urinaires (Ditropan, Oxybutynine).
Une remise en question
"À chaque fois que cela est possible, il faut prescrire un autre médicament", explique au Figaro le professeur Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie du CHU de Toulouse. Mais cela reste complexe : "En gériatrie, nous connaissons tous ces produits. Le problème, c'est que si certains sont très clairement identifiés comme ayant un effet anticholinergique (comme les antidépresseurs de première génération, ou d'autres produits régulièrement prescrits en urologie pour incontinence), d'autres avancent un peu plus masqués", assure le docteur Olivier de Ladoucette, psychiatre et gériatre à la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Le réexamen de la dangerosité d'une centaine de molécules est donc en cours auprès de l'Agence du médicament et devrait s'achever à la fin de cette année.

sources:.maxisciences.com

E.coli: les graines d'Egypte interdites par l'UE

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Alors que les autorités viennent de confirmer la piste des graines germées égyptiennes, l'Union européenne a décidé d'interdire mercredi l'importation des lots de fenugrec. Mais l'Egypte se défend et déclare que les graines ne peuvent être à l'origine de la contamination.
Un lien entre un lot de fenugrec en provenance d’Égypte et les intoxications par la bactérie E.coli a été confirmé par l'Efsa (l'Agence européenne pour la sécurité des aliments). Celle-ci vient alors d'interdire l'importation de ces graines et a recommandé à tous les Etats membres de retirer du marché et de détruire tous les lots en provenance d'Egypte.
Mais ce n'est qu'un début : "la Commission va suivre l'évolution de la situation et décidera si des mesures additionnelles s'imposent" a précisé John Dalli, commissaire européen à la santé. De son côté, l’Égypte a rejeté dès mercredi soir, "toute responsabilité", mettant en avant l'argument de la date d'exportation du lot : celui-ci exporté en 2009 contenait des graines séchées, sur lesquelles la bactérie n'aurait pu restée et proliférer pendant deux ans.
D'excellents véhicules pour la bactérie
Pourtant, d'après un article paru le 6 juillet, dans Sciences et Avenir : "La première hypothèse, très plausible, est celle d’une contamination à la ferme, lors de la production des graines". Et, "nombre de graines étant destinées à être plantées et non mangées, les normes sanitaires ne sont pas aussi strictes que pour les produits destinés à l’alimentation". Enfin, "si des graines de luzerne, de fenugrec ou de radis ont été contaminées en champ, elles deviennent d’excellents véhicules à long terme pour les bactéries."
"C'est la première fois qu'on trouve cette bactérie dans des graines germées", informe la microbiologiste Patricia Mariani-Kurkdjan, citée par Metro. C'est donc ce qui pourrait expliquer le fait que les autorités sanitaires allemandes ont commencé par pointer du doigt les concombres espagnols.

sources: maxisciences.com

La restauration rapide soumise à des contrôles d'hygiène

La restauration rapide soumise à des contrôles d'hygiène
Du 27 juin au 1er juillet, les services de la Répression des fraudes ont organisé une opération coup de poing destinée à contrôler l'hygiène des établissements de restauration rapide et de vente à emporter. Après ces contrôles, neuf d'entre eux ont dû fermer leurs portes.
Au total, c'est près de 1.725 établissements : 1.426 de restauration rapide et 299 de vente à emporter qui ont été contrôlés. Après les incidents survenus dans plusieurs fast-food ces derniers mois, les services de la Répression des fraudes ont en effet décidé de lancer une grande opération nationale destinée à vérifier le respect des conditions d'hygiène dans ces établissements et par là même, de répondre "à l'inquiétude d'un certain nombre de consommateurs", comme l'a indiqué Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation.
Selon des chiffres obtenus par l'AFP, l'opération aurait jusqu'ici conduit à 9 fermetures temporaires, 43 procès-verbaux et 140 mises en demeures administratives. Des chiffres qui donnent un aperçu du nombre d'infractions relevé par les services de la Répression des fraudes. Sur les neuf établissements fermés, huit sont des enseignes indépendantes, alors que les autorités ont également indiqué avoir procédé à près de 40 saisies de produits et 241 avertissements ou rappels à l'ordre.
Pointant du doigt le "manque de réglementations", Frédéric Lefebvre a demandé "aux fédérations professionnelles et à tous les acteurs de la filière de se mobiliser à travers des formations du personnel à l'hygiène et à la sécurité sanitaire des aliments" comme l'explique Le Monde. Le 11 juillet prochain, le secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation recevra ainsi les organisations professionnelles pour évoquer le sujet.

sources:maxisciences.com