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jeudi 7 juillet 2011

Le projet Hermitage Plaza, 323 mètres, se concrétise à la Défense

Alors que la crise a remis en cause ou retardé la construction de la plupart des futurs gratte-ciels de la Défense, le projet Hermitage Plaza de 323 mètres se concrétise. La pose de la première pierre est prévue pour 2011, la livraison doit intervenir en 2016.





Les futures tours du Hermitage Plaza

Situé coté Seine de l'Esplanade de la Défense, près du Pont de Neuilly, le projet Hermitage sera la plus haute réalisation de tours mixtes (composées de bureaux, logements et commerces) en Europe occidentale. Avec 323 mètres de hauteur, elle sera un mètre moins haute que la tour Eiffel, un acte symbolique, mais tout de même 84 mètres de plus que le plus haut bâtiment actuel de la Défense et de France, la tour First en cours d'achèvement (239 mètres). Son budget est de 2 milliards d'euros, le projet devrait générer 5000 emplois indirects lors de sa construction, et 3000 emplois directs par la suite.

De financement russe, le projet Hermitage Plaza est composé de deux tours jumelles. Avec pour architecte Norman Foster, une des deux tours sera composée de 92 étages, elle possédera un hôtel 5 étoiles de 210 chambres sur une hauteur de 20 étages, un centre de thalassothérapie, un centre de fitness, un restaurant, ainsi que des appartements panoramiques. L'autre tour, de 91 étages, sera pourvue de bureaux, d'un spa et d'appartements. Au total, ce sont 62 étages sur chacune des deux tours qui seront occupés par 540 logements de grand standing, avec un prix au mètre carré de l'ordre de 12 000 euros.


sources:techno-science.net

Faire le pont... en bois


Les ouvrages de bois peuvent être très durables comme en témoigne le pont de la chapelle de Lucerne, en Suisse, construit en 1333.
Photo: Wojsyl
Le retour des ponts de bois est amorcé en Europe, mais le Québec tarde à emboîter le pas.

En France, en Suisse et en Allemagne, le bois fait un retour en force comme matériau de construction des ponts, mais cet engouement peine à traverser l'Atlantique. Pourtant, la matière première est abondante et il ne manque pas de plans d'eau à franchir, a souligné Pascal Triboulot, directeur honoraire de l'École nationale supérieure des technologies et industries du bois de France et professeur invité à l'UQAC, lors du Colloque sur la progression de la recherche québécoise sur les ouvrages d'art. Cet événement, organisé avec le concours de Josée Bastien et Marc Jolin du Département de génie civil, a réuni 300 personnes au pavillon Maurice-Pollack le 10 mai.

Ce manque d'enthousiasme pour l'utilisation du bois dans les ouvrages de franchissement est d'autant plus surprenant que ce matériau répond parfaitement aux préoccupations de notre époque. "En Europe, ce sont les questions environnementales et les analyses des cycles de vie des matériaux qui ont suscité ce renouveau d'intérêt pour le bois, a rappelé le conférencier. Le bois est un matériau renouvelable, écologique et esthétique. De plus, contrairement au métal et au béton dont la fabrication provoque l'émission de gaz à effet de serre, le bois capte et immobilise du CO2 pendant sa production."

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les ponts de bois peuvent durer très longtemps, a-t-il rappelé, citant en exemple le pont fortifié de la chapelle de Lucerne. Construit en 1333, cet ouvrage qui mesure 204 mètres de long résiste toujours aux outrages du temps. "Lorsqu'on utilise le bois, il faut réaliser la conception de l'ouvrage en fonction des caractéristiques spécifiques de ce matériau. L'eau est l'ennemi du bois et il faut prendre des mesures pour le protéger de la pourriture. Il faut aussi tenir compte du fait que le bois peut gonfler, se rétracter et se fissurer."

Pendant des siècles, le bois a été le matériau de prédilection pour la construction des ponts en Europe et en Asie. L'arrivée de l'acier et du béton l'a toutefois relégué aux oubliettes jusqu'à ce qu'on découvre que ces matériaux "modernes" présentent aussi eux aussi des inconvénients. De plus, les progrès en génie du bois ont repoussé les limites de conception autrefois imposées par la taille des arbres. Les assemblages de bois en lamellé-collé dépassent maintenant un mètre de section.

En 1985, le professeur Triboulot faisait partie de l'équipe qui a mis sur pied l'École nationale supérieure des technologies et industries du bois à Épinal en France. "Nous nous étions inspirés de deux modèles: une école allemande de génie du bois et la Faculté de foresterie de l'Université Laval. Nos programmes attirent maintenant près de 350 étudiants alors que le programme de génie du bois de l'Université Laval a plus de difficulté à recruter. Étrangement, les préoccupations environnementales ont amené les étudiants français à s'intéresser à la forêt, alors qu'au Québec, ces mêmes préoccupations ont détourné les jeunes des programmes d'études liés à l'utilisation des ressources forestières."

La Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique entend bien faire sa part pour valoriser le bois comme matériau de construction pour les ponts. Une annonce à cet effet devrait être faite au cours des prochaines semaines.

sources:techno-science.net